Les tendances déco de 2022

Un vent de fantaisie souffle sur les intérieurs. Les robinets de cuisine se font dorés sous des lustres en raphia, les fleurs d’inspiration XVIIIe siècle au mur rencontrent les motifs géométriques modernistes au sol, et la laine duveteuse s’acoquine avec le métal brut. Ainsi, en déco aussi, les contraires s’attirent et leur mariage est réjouissant. Revue de détails.

S’il ne fallait qu’une pièce, ce serait celle-ci : un fauteuil XXL couvert de laine bouclée écrue, de quoi donner beaucoup d’allure à n’importe quel coin salon. Il est depuis quelques mois aux assises ce que la carpette berbère était aux tapis ces dernières années : un incontournable.

A l’instar du Mama Bear de Pierre Yovanovitch entré en janvier dans les collections du MAD Paris, inspiré par le fauteuil Pacha seventies de Pierre Paulin (réédité chez Gobi), lui-même lointain cousin de l’historique Clam (1944) en peau de mouton de l’architecte danois Philip Arctander… la liste est longue des marques qui proposent cette assise façon doudou.

Ainsi la chaise duveteuse aux pieds de chêne arrondis Gstaad d’Hubert Le Gall (à voir actuellement à la Galerie Avant-Scène), le petit fauteuil moutonné au piètement métal Lunam de Patricia Urquiola chez Kartell pour ce printemps 2022 (3 550 euros), ou encore la chaise rembourrée Rely par le Danois Hee Welling (&Tradition) (840 euros), en plastique recyclé et tissu bouclé Karakorum by Dedar, façon astrakan au toucher de velours.

On trouve aussi des versions abordables dans les grandes enseignes, comme cette chaise au tissu bouclette et pieds acier Orga, à La Redoute (245 euros le lot de deux). Ou encore des plaids et des coussins, duveteux au possible.

Fauteuil et chaise en rotin chez Laurence Vauclair, v. 1900.

Avec ses airs rustiques, elle fait entrer la campagne dans nos intérieurs. Chaises, paniers, miroirs, canapés vernis de grands-mères… ces objets en paille, roseaux, raphias et autres bambous reviennent en force, qu’ils soient vintage ou déclinés dans une version contemporaine. A défaut de trouver le sculptural fauteuil années 1950 en osier de Lio Carminati et Gio Ponti (Casa e Giardino, quelque 1 300 euros sur Selency), la gardienne du jardin d’Eden style XIXe siècle, soit Laurence Vauclair de la galerie Vauclair aux Puces de Paris-Saint-Ouen, propose toujours ses trésors, dont un complet salon de jardin 1900, un lampadaire en rotin 1920, ou un miroir en marqueterie de bambou à décor de pagodes 1850.

Le fameux fauteuil Emmanuelle, lui, a déjà ses clones, par exemple chez Maisons du monde (379 euros). Les lampes remportent (en nombre de propositions sur le marché) la palme de la fibre naturelle. De la suspension Bamboo d’Arik Levy pour Forestier (à partir de 150 euros), à l’abat-jour version chapeau en rotin made in Bali (La Redoute, 90 euros) : ces objets convoquent les savoir faire artisanaux tout autour du monde.

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