Megève, des pistes de ski à la piste de dance

Par Julien Thèves

Publié aujourd’hui à 11h00

Lancée en 1921 par la baronne Noémie de Rothschild, qui délaissa la Suisse pour ne plus fréquenter d’Allemands, la station de Megève se pose douillettement à 1 100 mètres d’altitude et culmine à 2 350 mètres, au gré de 400 kilomètres de pistes connectées aux domaines des Contamines-Montjoie et de Saint-Gervais. L’architecte Henry Jacques Le Même, protégé de la baronne, imagina ces chalets caractéristiques, qui ressemblent aux fermes du pays, avec leurs toits à deux pans. Ces bâtisses confortables et cossues, que l’on continue à édifier dans ce style, se négocient plusieurs millions d’euros.

L’abondance de bois et d’architecture traditionnelle donne son homogénéité à Megève, qui se targue d’être restée un « village », à l’urbanisme équilibré. Un village qui attire une clientèle nantie. Sur la place de la mairie, les calèches attendent les clients dans une bonne odeur de crottin. L’église baroque, les gros pavés et le charme des ruelles font oublier les enseignes onéreuses. Malgré le succès, Megève préserve son caractère. La commune vit toute l’année, à la différence de bien des stations de ski qui se vident l’été.

Dans la chambre 14 du Lodge Park, à Megève.

Depuis le Lodge Park, on peut tout faire à pied : shopping, virées festives et départ pour les pistes en télécabine. Inspiré des lodges américains de Vail ou d’Aspen, dans le Colorado, cet hôtel ose le tissu écossais sur les murs ou les formes safari (zèbre et léopard) sur les coussins. Bois de cerf (et d’élan !) abondent. C’est le refuge d’un explorateur rentré de ses nombreux voyages à travers le monde.

Dans la chambre 414, on retrouve le motif à carreaux. Partout, le bois adoucit l’atmosphère : parquet, plafond lambrissé et rondins à la tête du lit. La pièce, en angle, ouvre vers le col du Jaillet et vers d’autres montagnes, du côté d’Avoriaz et des Gets. Les rêves sont emplis de descentes à ski dans le paradis blanc.
Lodge Park, 100, rue d’Arly. A partir de 400 € l’hiver (150 € l’été).

A 140 mètres : faire provision de bonnes choses

Des produits locaux vendus par La Coop Val d’Arly.

Près de 80 producteurs savoyards sont associés dans cette coopérative dite « fruitière », parce qu’ils mettent en commun le fruit de leur travail. Beaufort, reblochon, abondance, meule de Savoie et tome des Bauges sont vendus ici aux côtés d’une multitude d’autres bienfaits de la terre locale : diots (saucisses savoyardes) et autres salaisons, quenelles de Nantua, miel et confitures… Le tout s’accompagne d’une bière de Sallanches (brassée juste en bas, dans la vallée) ou de vin blanc de l’AOC-AOP roussette-de-savoie. Sans oublier le génépi.
La Coop Val d’Arly, 1 294, route Nationale.

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Megève, des pistes de ski à la piste de dance

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