Week-end à Séville, à l’ombre des orangers

Par Julien Thèves

Publié aujourd’hui à 09h00

Vue depuis l’un des toits-terrasses de l'hôtel Magdalena à Séville, en Espagne, le 22 février 2022.

Il y a encore un an, la place de la Magdalena était sillonnée de voitures et d’autobus, puisque c’est là qu’on embarquait en transport public pour les quatre coins de Séville. C’est désormais un joli parvis piéton, planté d’orangers et de magnolias. Et au milieu coule une fontaine. Touristes et Sévillans s’attablent sans façon sur l’une des deux terrasses de l’hôtel, ouvrant plein sud. On se croirait dans une vue d’artiste d’un promoteur immobilier, tout est neuf et harmonieux. La façade blanche et épurée de l’hôtel, qui compte en fait deux bâtiments, dont l’un avec bar et piscine sur le toit, s’intègre habilement dans le tissu urbain ancien.

A l’intérieur, les gens du quartier ont pris pour habitude de venir boire un café, travailler ou prendre l’apéritif. La carte du restaurant est signée par le chef étoilé Eneko Atxa, Basque à succès qui multiplie les franchises. Les 89 chambres et suites du Magdalena Plaza distillent ce luxe contemporain, ni clinquant ni écrasant, urbain et stylé. Elles jouent les tons de beige, de bleu et de gris apaisant. Le parquet est de bois massif. Dans un grand miroir en pied, on vérifie sa mise avant de sortir déguster des tapas. Si l’on rentre vanné, les fenêtres aux épais vitrages isoleront du bruit des fêtards.

La chambre 405 de l’hôtel Magdalena.

Enfin, l’atout maître de la 405, c’est sa terrasse privée, on peut y paresser dans des fauteuils ou s’immerger dans un Jacuzzi – avec vue sur l’oranger en pot. A partir du mois de mars, la fleur d’oranger commence justement à embaumer Séville. Bientôt, les températures grimperont à l’occasion de la Semaine sainte (en avril), puis de la feria, deux semaines plus tard.
Magdalena Plaza Sevilla, plaza de la Magdalena, 1. Chambres à partir de 220 euros.

A 170 mètres : allumer un cierge à la Magdalena

L’église de la Magdalena.

Le retable doré de l’église du quartier est le plus grand de Séville, après celui de la cathédrale. Dans cet ancien temple dominicain, l’Inquisition fit ses débuts. Bartolomé de Las Casas y fut consacré évêque du Chiapas. Plus tard, le peintre du XVIIsiècle Murillo y fut baptisé et s’y maria. La paroisse est très active, avec ses messes célébrées plusieurs fois par jour. Pendant la Semaine sainte, la statue de la Vierge de la Magdalena sort en procession, comme celles des soixante autres confréries de la ville.
L’église de la Magdalena, calle San Pablo, 12. Entrée gratuite. Ouvert jusqu’à 11 heures (le dimanche jusqu’à 13 heures) puis de 18 heures à 21 heures.

A 280 mètres : succomber aux délices sucrés

La pâtisserie Campana.

La confiteria La Campana est une institution. Depuis 1889, on s’y régale de babas, d’éclairs, de millefeuilles, de choux à la crème, de truffes en chocolat et de gâteaux espagnols comme les yemas (sucre et jaune d’œuf) ou les polvorones, qui s’effritent sitôt qu’on les a croqués. La maison façonne aussi chocolats et fruits confits… mais pas de churros (à débusquer ailleurs en ville).
La confiteria La Campana, calle Sierpes, 1/3. Pâtisseries à partir de 2,60 euros. Ouvert tous les jours de 8 heures à 22 heures.

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