Nazanin Zaghari-Ratcliffe, l’Irano-Britannique retenue en Iran depuis 2016, regagne le Royaume-Uni

L’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, retenue depuis 2016 en Iran, où elle avait été condamnée pour sédition, ce qu’elle a toujours nié, est sur le chemin du retour pour le Royaume-Uni, a annoncé mercredi 16 mars une députée britannique. « Nazanin est à l’aéroport de Téhéran et en route pour rentrer chez elle », a déclaré sur Twitter Tulip Siddiq, députée travailliste de la circonscription d’Hampstead et Kilburn (nord de Londres), où vit le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Richard Ratcliffe.

A Téhéran, un média officiel iranien a confirmé que l’Irano-Britannique avait été « remise » au gouvernement britannique. Ce dernier n’a pas immédiatement confirmé sa libération, mais le premier ministre, Boris Johnson, avait plus tôt dans la journée exprimé l’espoir d’une issue positive, affirmant que « les négociations continuaient » et en étaient à leur dernière phase.

Accusée de complot

Agée de 43 ans, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait récupéré son passeport mardi, soulevant l’espoir d’une libération proche. Cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, branche philanthropique de l’agence de presse du même nom, elle avait été arrêtée en 2016 à Téhéran, où elle venait rendre visite à sa famille. Elle avait été accusée de complot pour renverser la République islamique d’Iran, ce qu’elle nie farouchement, et condamnée à cinq ans de prison.

Après avoir purgé sa peine, elle a été de nouveau condamnée à la fin d’avril 2021 à un an de prison pour avoir participé à un rassemblement devant l’ambassade d’Iran à Londres en 2009. En octobre 2021, elle avait perdu son appel, faisant craindre à ses proches un retour imminent en prison, d’où elle avait été autorisée à sortir avec un bracelet électronique en mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19.

Richard Ratcliffe, son mari et père de leur petite fille, Gabriella, avait fait une grève de la faim pendant 21 jours à l’automne 2021 pour alerter sur son sort.

Négocier la libération de plusieurs binationaux

Boris Johnson avait confirmé qu’une équipe de négociateurs britanniques travaillait à Téhéran pour obtenir la libération de plusieurs binationaux. Selon les médias britanniques, dont The Guardian, Anoosheh Ashoori, un ingénieur à la retraite arrêté en août 2017 alors qu’il rendait visite à sa mère et condamné à dix ans de prison pour espionnage en faveur d’Israël, aurait également été libéré.

Mercredi matin, la ministre des affaires étrangères britannique, Liz Truss, a déclaré à la BBC qu’elle s’était donné pour priorité « de s’assurer que nous remboursons la dette que nous devons légitimement aux autorités iraniennes », une dette de 400 millions de livres (475 millions d’euros) datant de l’époque du Chah d’Iran. Les autorités britanniques ont cependant toujours pris soin de ne pas lier les deux affaires.

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Le Monde avec AFP

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