Roman Abramovich confirme qu’il souhaite vendre le club de football de Chelsea

Le milliardaire russo-israélien Roman Abramovich a confirmé, mercredi 2 mars au soir, la rumeur selon laquelle il vendait le club de football de Chelsea, dont il est le propriétaire depuis 2003. « Dans la situation actuelle, j’ai décidé de le vendre, car je pense que c’est dans le meilleur intérêt de ses supporteurs, de ses employés, ainsi que de ses sponsors et de ses partenaires. »

Le milliardaire de 55 ans, réputé proche de Poutine, a assuré que « tout » le bénéfice de la vente du club le plus couronné d’Angleterre – cinq fois vainqueur de la Coupe de la Ligue – ira, dans le cadre d’une fondation caritative, « à toutes les victimes de la guerre en Ukraine. (…) . Il n’a jamais été question d’affaires ou d’argent pour moi, mais d’une pure passion pour le jeu et le club. »

Patrimoine immobilier à vendre

Le Financial Times confirme que la banque d’affaires Raine bat le rappel des potentiels acquéreurs. Selon le Daily Telegraph, le milliardaire suisse Hansjorg Wyss et l’investisseur américain Todd Boehly seraient prêts à s’associer pour faire une offre de rachat. Les médias britanniques ajoutent que M. Abramovich, qui a amassé sa fortune dans les années 1990, comme bien d’autres oligarques, en rachetant à bas pris des actifs dans le pétrole et le gaz, cherche aussi à céder son patrimoine immobilier londonien. Des acheteurs potentiels auraient visité le 16 Kensington Palace Gardens, une superbe demeure à deux pas de l’ambassade de Russie, dans la fameuse « allée des milliardaires », réputée la plus chère de Londres, juste derrière le palais de Kensington. M. Abramovich l’avait acquise pour 90 millions de livres sterling (108 millions d’euros) en 2011 et aurait dépensé des dizaines de millions supplémentaires pour la réaménager.

Selon le Daily Mail, M. Abramovich espère tirer au moins 3 milliards de livres sterling de la vente du club de l’Ouest londonien, dans lequel il a investi des centaines de millions de livres ces dix-huit dernières années. Mais la transaction pourrait être compliquée : l’homme d’affaires n’est pas encore sur la liste des neuf oligarques sanctionnés par le gouvernement de Boris Johnson, mais la pression politique monte très fort pour que ce proche du Kremlin soit également puni au plus vite – afin que ses avoirs britanniques soient gelés.

« Mais pourquoi donc n’est-il toujours pas sanctionné ?  »

Le 24 février, le député travailliste Chris Bryant a fait état d’un document confidentiel du département de l’intérieur datant de 2019 établissant que le milliardaire était « lié à l’Etat russe » et « à des activités et des pratiques de corruption ». Mardi 1er mars, utilisant son « privilège parlementaire » (permettant à un élu de citer des personnes aux Communes sans risquer de poursuites pour diffamation), M. Bryant a alerté sur les intentions supposées de M. Abramovich de vendre « sa maison et un autre appartement londonien », « parce qu’il est terrifié à l’idée d’être sanctionné » et l’élu a pressé le gouvernement d’agir avant que le milliardaire n’essaye éventuellement de sortir le produit de ses ventes hors du Royaume-Uni. « Mais pourquoi donc n’est-il toujours pas sanctionné ? » s’est également insurgé mercredi Keir Starmer, le chef de file des Travaillistes.

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Roman Abramovich confirme qu’il souhaite vendre le club de football de Chelsea

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